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Résumé : Une jeune femme en quête d'identité découvre l'incroyable histoire de sa famille : trois générations de femmes émouvantes et courageuses, au destin lié à Spinalonga, l'île des lépreux ...
Alexis ignore tout du passé de sa mère. De sa famille, elle ne connaît que l'existence d'une tante, Maria, aperçue sur une vieille photo sépia. Pour en savoir plus, elle part visiter le village natal de sa mère situé en Crête. Alexis va alors faire une terrible découverte : juste en face se dresse Spinalonga, l'île où l'on envoyait les lépreux ... et où un membre de sa famille aurait péri ...
Quels mystères effrayants recèle cette île des oubliés ?
Quelles épreuves ont vécues Maria et les siens ?
Pourquoi la mère d'Alexis a-t-elle si violemment rompu avec son passé ? La jeune femme est bien décidée à lever le voile sur la bouleversante destinée de ses aieules et sur leurs sombres secrets ...

 

En attendant un train, je flanais dans la librairie lorsque la couverture de ce livre m'attira, il faut dire que les couvertures et moi, on est de grandes amies, elles sont, en général, ce qui fait que j'achète ou non le livre. De prime abord, je pense que l'envie de vacances et de voyages était présente et cet image d'île grecque y répondait. Ensuite en le retournant pour voir le quatrième de couverture et découvrir le résumé, je suis d'emblée attirée vers ce secret, cette histoire de famille, ce soupçon de mystère. Donc je l'achète et je m'installe sur un banc froid de la gare de Lille.

On entre dans l'histoire d'Alexis de façon évidente, l'écriture est simple sans d'emphases inutiles mais peut-etre parfois trop simple. Victoria Hislop nous entraine à la suite d'alexis dans une histoire de l'Histoire de la Crête mais aussi à la découverte des leproseries dans les années 40 - 50 en sus de la sa propre histoire familiale. Les personnages sont attachants, vrais. Une bonne dose d'humanité parfume cette saga familiale.Nous suivons tour à tour le destin tragique de trois générations. Le roman est solidement ancré dans la réalité, la réalité de son temps, celui des us et coutumes de la Crête, mais peut-être un peu moins dans la réalité d'une leproserie. Le portrait brossé de la vie sur Spinalonga, sans doute par excès d'angélisme ou de positivisme, prend des allures de conte de fée. Il est peut-etre un peu dommage qu'on perde rapidement dans la deuxième partie du roman la voix d'Alexis ou même de Fotini (qui lui conte le début de son histoire personnelle) pour un narrateur externe, mais le roman n'en perd pas sa douceur et on retrouve les deux femmes dans la dernière partie. Le message de tolérance est en filigrane mais il est bien présent. Bref, pour un premier roman, c'est un roman réussi.

 

 

"Tout le temps où Sophia avait tourné le dos aux gens et aux lieux qui l'avaient façonnée, elle n'avait jamais perçu avec autant d'acuité ses ancêtres. À travers les yeux de sa fille, elle les avait vus comme les personnages d'une pièce de théâtre. Elle découvrait l'héroïsme derrière l'humiliation, la passion derrière la perfidie, l'amour derrière la lèpre."